grotte_de_trabuc_reseauHydrologie / Géologie

Coupe du massif de TRABUC et situation des galeries principales

Un réseau souterrain, qui part du Grand Abîme, nom bien choisi, permet d’atteindre les zones profondes où l’eau circule librement, mais dont l’origine lointaine est mal connue.
Les différents étages des grottes correspondent à des creusements successifs, orientés très subsidiairement par des accidents tectoniques et principalement, pour toutes les grandes salles, par les lents effondrements causés par la dissolution des matériaux des couches profondes, souvent gypseuses.

L’appel du vide causé par ces dissolutions, le manque de cohésion horizontale de la roche provenant des bancs marneux expliquent les formes horizontales ou en escaliers des plafonds, résultat du décollement des strates, et des gigantesques éboulis encombrant les salles.

Ceci est caractéristique aussi bien dans la partie aménagée que dans les kilomètres de galerie invisibles pour les touristes.

La grande Salle du Lac de Minuit, dans la partie aménagée, a l’aspect fallacieux d’une grande salle liée à un accident tectonique.

Mais la grande paroi n’est pas une faille et plutôt qu’un grand cataclysme, le lent soutirage des voûtes se sont poursuivis durant des millénaires, en même temps que le splendide concrétionnement des parties hautes.

Dans les étages les plus profonds, le ruisseau souterrain qui se jette dans le Gardon, est vraisemblablement un phénomène  récent, utilisant partiellement d’anciens réseaux.